Note de Play ! : 3.5/5
Attendu comme le messie la suite de Devil May Cry est sans nul doute un bon jeu mais malheureusement loin d’être exceptionnel ce qui lui vaut de notre part cette note qui j’en suis sure va faire hurler plus d’un joueur mais assumons !
La grande nouveauté de cet opus c’est que vous pourrez jouer non seulement avec Dante notre héros bien connu mais aussi avec Nero qui apporte son lot de nouveauté avec son fameux Devil Bringer, son bras quelque peu démoniaque.
Les deux héros ont une palette de mouvements bien dissociée et si au début un didacticiel vous donne les notions de base pour manipuler Nero il n’en sera pas de meme avec Dante. Vous serez laché en pleine nature avec une palette d’actions monstrueuse que vous devrez découvrir sur le tas ! Dante possède plusieurs techniques bien définies que vous pourrez changer à tout moment à l’aide de la croix directionnelle ce qui permettra de varier encore plus les combos lors des combats et d’obtenir une note de style plus élevée et plus d’orbes rouges. La-dessus on a rien à redire.
Coté graphiques rien à redire, les décors sont gigantesques, les boss sont tous plus démoniaques et monstrueux les uns que les autres. Seule la partie de la jungle donne quelque peu l’envie de rendre son quatre heures tout cru tant les couleurs et les ombres sont quelques peu ratées, fluos, clippées etc… Malgré le gigantisme de certains boss et les scènes de combats dantesques l’animation reste fluide et aucun ralentissement n’est à noter.
Les décors sont donc gigantesques mais … inaccessibles ! J’entends par là que l’aventure est plus que linéaire (pas question de se perdre) et que vous ne pourrez pas vous écartez du chemin tout tracé de peur de vous heurter à un mur invisible. Pas question non plus de tomber là où ce n’est pas prévu. Pour ma part j’ai trouvé ça très frustrant de voir des décors aussi magnifiques et de ne pas pouvoir aller fouiner à droite ou à gauche. Mais bon oui il s’agit là d’un beat them all et non pas d’un jeu d’action/aventure laissant le chemin libre.
Autre point négatif : les caméras ! Lors des combats il arrive très souvent qu’on se retrouve près d’un pilier ou autre objet du décor dans lequel la caméra fait un choix délibéré de rester bloquée sur ce pilier. Alors oui on a la possibilité de bouger la caméra manuellement (et encore pas tout le temps !) mais bon lors d’un combat dantesque on a autre chose à faire. Ce problème que l’on pardonnait aux premiers opus aurait du être réglé pour cette 4ème partie. Impardonnable, frustrant, énervant.
Ceci étant dit les combats restent avant tout l’atout majeur de DMC. Cependant un didacticiel meme succinct aurait été le bienvenu pour apprivoiser tous les combos de Dante. Mais bon on rentre dans le tas on déchiquete, on tranche, on perfore et tout va bien. Le devil bringer de Nero apporte son lot de neuf et permet des combos aériens jouissifs.
On notera l’empreinte de God of war pour pas mal de choses et notamment pour un boss (le sauveur). Il se peut d’ailleurs que le prochain GOW surpasse son ainé dantesque à sa sortie.
Un peu plus d’une dizaine d’heures seront nécessaires pour venir à bout de l’histoire qui soit dit en passant est… ciel les mots me manquent… tout comme le scénario est pratiquement inexistant si ce n’est lamentable. Dommage, à l’origine, Dante était un héro très charismatique avec une histoire et là on se retrouve à vivre un scénario plus que pauvre.
Vous pourrez toujours améliorer vos armes mais aussi vos techniques, pour les néophytes il y a meme une version automatique pour améliorer au mieux votre personnage. Tout comme il y a une version automatique pour les combos (ce qui à mon avis est inutile puisque tout l’intéret du jeu réside dans la possibilité de réaliser des combos tous plus dévastateurs les uns que les autres).
Quelques phases de plateformes ponctueront l’aventure, mais on s’en serait bien passé. Entre les problèmes de caméra qui ne permettent pas de voir correctement où l’on attérit et le devil bringer qui s’accroche quand il en a envie ces phases de jeu restent un calvaire et n’apportent franchement pas grand chose au gameplay.
Comme nous le disions les décors sont magnifiques mais ne sont pas nombreux d’autant plus que lorsque vous prendrez les controle de Dante vous referez les niveaux que vous avez fait avec Nero ! Eh oui on repart en arrière avec un nouveau perso mais on fait les memes choses et on passe par les memes endroits. La dessus les développeurs ont eu une foret amazonienne au creux de la main. Encore une fois c’est impardonnable.
En conclusion, DMC4 est un bon titre sur lequel on peut se défouler. Ceux qui n’ont pas joué aux précédents volets devraient y trouver sans nul doute leur bonheur sans rechigner. Pour ceux qui ont vécu les différents épisodes de la série et qui seront devenus un peu exigeants ils ne pourront passer à coté des petits défauts exaspérant du soft. Cependant le plaisir de manier les deux héros reste intact, on aurait simplement aimé moins d’imperfections pour un quatrième titre qui devrait être rodé et qui sort sur une console newgen.